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Michèle Obama: Naissance d’une garde-robe de première dame

Première dame noire devenue une icône, Michèle Obama inspire les femmes. On l’évoque souvent dans mes consultations. Son style atypique et novateur est un exemple de la liberté que toute femme peut s’accorder, quelle que soit sa morphologie, ses impératifs professionnels ou sociaux, si elle est en accord avec elle-même. 

Cet article est un extrait du livre « Devenir » de Michèle Obama.

« Dès la campagne de 2008, le public a commencé à s’intéresser de très près à ma garde-robe. Ou du moins les médias, bientôt imités par les blogs de mode, ce qui a suscité un flot intarissable de commentaires sur internet.

Je ne comprends toujours pas vraiment pourquoi, peut-être parce que je suis grande et que je n’ai pas peur des motifs astucieux, mais toujours est-il qu’il en était ainsi.

Quand je portais des ballerines plutôt que des escarpins, on en parlait dans la presse. Mes perles, mes ceintures, mes gilets, mes robes de la marque de prêt-à-porter J-Crew, le choix apparemment osé de ma robe blanche pour le bal d’investiture, tout semblait déclencher un torrent de commentaires et de réactions.

Pour le discours de Barack devant le Congrès, j’avais mis une robe aubergine sans manches, et une robe noire moulante et sans manches pour ma photo officielle de la Maison-Blanche. 

Et, soudain, mes bras faisaient les gros titres des journaux.

A la fin de l’été 2009, à l’occasion d’un week-end en famille au Grand Canyon, je me suis fait critiquer pour avoir dérogé à la dignité de ma fonction en me laissant photographier en short à la descente d’Air Force One (sous une température de 41°C ajouterai-je)

Apparemment ce que je portais passionnait davantage les foules que ce que je disais.

 

A Londres en quittant la scène émue aux larmes après m’être adressée aux élèves de l’école Elisabeth Garret Anderson, j’avais appris que la première question qu’une journaliste censée couvrir l’évènement avait posée à l’une de mes collaboratrices était: « Qui est le créateur de sa robe? »

 Tout ça me déprimait, mais j’essayais d’y voir une occasion d’apprendre, d’utiliser une once de pouvoir dans une situation que je n’avais pas choisie. Si les lecteurs feuilletaient les magazines pour voir ce que je portais, j’espérais qu’ils verraient aussi l’épouse de soldat qui se tenait à mes côtés, ou bien qu’ils liraient ce que j’avais à dire sur la santé des enfants.

Quand Vogue m’a proposé de faire sa couverture peu après l’élection de Barack, mon équipe avait hésité, de crainte que cela ne renvoie une image trop frivole ou trop élitiste , à un moment où le pays traversait une grave crise, mais nous avons décidé d’accepter.

Car, à chaque fois qu’une femme noire faisait la couverture d’une revue sur papier glacé, cela avait un impact.

Pour les séances photo, j’ai insisté pour choisir mes propres tenues, des robes signées Jason Wu et Narcisse Rodriguez, brillant créateur latino.

Je ne connaissais pas grand chose à la mode, et moins encore à la haute couture. A l’époque où je travaillais, j’étais bien trop occupée pour me soucier de ce que je portais.

 Pendant la campagne, je m’habillais essentiellement dans une boutique de Chicago où j’ai eu la chance de rencontrer une jeune vendeuse, Mérédith Koop, originaire de Saint-Louis, elle connaissait très bien différents couturiers et n’avait pas peur de jouer avec les couleurs et les tissus. Quand nous avons aménagé à la Maison-Blanche, j’ai réussi à la convaincre de nous suivre pour devenir mon assistante personnelle et ma conseillère vestimentaire.

Elle est devenue aussi rapidement une amie très proche.

Deux fois par mois, Mérédith faisait rouler plusieurs gros portants de vêtements de mon dressing, et nous passions une ou deux heures à faire des essayages, nous efforçant d’adapter les tenues à mes engagements des semaines à venir.

J’ai toujours payé moi-même tous les vêtements et accessoires- à l’exception des robes de créateurs que je portais pour les réceptions officielles, qui m’étaient prêtées par les maisons de couture et seraient par la suite données aux Archives nationales, conformément aux règles de déontologie de la Maison-Blanche.

Je tenais à ce que mes choix vestimentaires soient un peu imprévisibles, pour que personne n’aille chercher un quelconque message dans mes tenues.

L’exercice était toujours délicat. J’étais censée me faire remarquer sans éclipser les autres, me fondre dans le décor, sans m’effacer.

En tant que femme noire, je savais que je serai critiquée si mes tenues apparaissaient trop voyantes ou luxueuses, ou, au contraire, trop décontractées.

J’ai donc opté pour un mélange des genres.

Je panachais une jupe du designer Michael Kors avec un tee-shirt Gap, une robe de la chaine de prêt-à-porter Target un jour, et du Diane Von Fürstenberg le lendemain.

Mes choix étaient simplement une façon d’exploiter mon étrange rapport au regard du public afin de mettre en avant les jeunes talents issus de la diversité.

Puisque le pouvoir de l’image régentait pratiquement tout dans la sphère politique, j’en tenais compte dans chacune de mes tenues.

 

Ce qui me prenait du temps, de la réflexion, et me coûtait cher. Je n’avais jamais autant dépensé pour m’habiller! Cela obligeait aussi Mérédith à préparer minutieusement ma garde-robe, notamment pour les voyages à l’étranger.

 

 

Elle pouvait passer des heures à vérifier que les créateurs, les couleurs et les styles que nous sélectionnions ne heurteraient pas la sensibilité de l’opinion des pays dans lesquels nous nous rendions.

Mérédith et moi nous efforcions de parer à tous les imprévus. Lorsque j’essayais une nouvelle robe, je m’accroupissais, je m’étirais vers l’avant, je faisais de grands moulinets des bras, pour m’assurer que je pouvais bouger.

Tout ce qui serrait trop, retournait sur son cintre.

Pour mes déplacements, je prévoyais des tenues de rechange, en prévision des changements de temps et de programme, et bien-sûr des scénarios catastrophe comme du vin renversé ou une fermeture éclair coincée.

J’ai aussi appris qu’il était important d’avoir toujours dans ses bagages une tenue convenable pour un enterrement, car je devais parfois accompagner Barack dans l’urgence aux obsèques d’un soldat, d’un sénateur ou d’un chef d’Etat.

Je m’en remettait beaucoup à Mérédith, mais tout autant à Johnny Wright mon coiffeur et à Carl Ray mon maquilleur. 

Ces trois précieux alliés que mon staff appelait le « trio gagnant » m’ont donné l’assurance dont j’avais besoin pour apparaître en public jour après jour.

 

 

 

 

 

Chacun d’entre nous savait que la moindre faute de goût déchainerait un flot de moqueries, de commentaires malveillants.

 

 

Je n’aurai jamais cru devoir un jour embaucher des gens pour s’occuper de mon image et, à l’origine, l’idée ne me plaisait pas du tout.

Mais j’ai été rapidement mise face à une vérité dont personne ne parle:

Aujourd’hui, pratiquement toute femme publique, qu’elle soit politicienne, actrice ou autre, est épaulée par son « trio gagnant ». C’est une nécessité, la rançon de notre société à deux vitesses.

Comment les autres premières dames avaient elles résolu leurs problèmes de coiffure, de maquillage et de garde-robe?

Je n’en avais aucune idée. Pendant cette première année passée à la Maison-Blanche, je me suis surprise plusieurs fois à ouvrir des livres sur ou par d’anciennes premières dames, que je feuilletais un instant, et ne tardais pas à refermer. Je n’avais pas vraiment envie de savoir ce qui nous rapprochait de ce qui nous différenciait.

En septembre, j’ai enfin trouvé l’occasion de partager avec Hillary Clinton, un agréable déjeuner dans la salle à manger de la résidence. Nous avons parlé à coeur ouvert et elle m’a très sincèrement avoué qu’elle s’était trompée en pensant que le pays n’était pas prêt à voir une professionnelle avertie et dynamique dans le rôle de première dame.

A l’époque où elle était première dame dans l’Arkansas, elle avait gardé son poste d’associée dans un cabinet juridique tout en aidant son mari à améliorer l’assurance-maladie et l’éducation. A Washington en revanche, cette farouche volonté d’apporter sa pierre à l’édifice avait été très mal perçue et, en tant que première dame, elle avait été vertement critiquée pour son rôle politique dans la réforme du système de santé.Le message lui avait été asséné sans ménagements: les électeurs avaient élu son mari, pas elle.

Elle avait voulu trop en faire et trop vite, et elle avait foncé dans le mur.

Je m’efforçais de tirer les leçons des expériences des autres premières dames, et faisais attention à ne pas m’ingérer directement ou ouvertement dans les affaires de l’aile ouest. Je passais par mes collaborateurs pour communiquer avec le staff de Barack: ils échangeaient des informations, synchronisaient nos agendas, et étudiaient tous les projets ensembles.

Je trouvais les conseillers du président parfois trop soucieux des apparences.

Quand j’ai décidé de me coiffer avec une frange, mon équipe a éprouvé le besoin de soumettre l’idée aux conseillers en communication de Barack, pour s’assurer que cela ne poserait pas problème. Dans le climat de marasme économique de l’époque, les conseillers de Barack contrôlaient en permanence toutes les images qui sortaient de la Maison Blanche. Aucune ne devait apparaître trop insouciante ou légère.

Je n’étais pas toujours d’accord.

Je savais par expérience que même en temps de crise, et peut-être surtout en temps de crise, il fallait continuer à rire.

C’est pourquoi à cette époque j’ai engagé un bras de fer pour défendre mon idée d’organiser une fête d’Halloween pour les enfants à la maison Blanche. Personne n’a jamais donné explicitement son accord mais, à un certain moment, ils ont baissé les bras.

A la fin octobre, à mon grand plaisir, une citrouille de près de 500 kilos trônait sur les pelouses de la Maison Blanche.

Une fanfare de squelettes jouait des airs de jazz, tandis qu’une immense araignée noire descendait du portique nord. J’accueillais les invités sur le perron de la Maison-Blanche, transformée en léopard- caleçon noir, chemisier tacheté et serre tête à oreilles de chat- Même le porte parole de la Maison blanche est arrivé en costume de Datk Vador et ne demandait qu’à s’amuser!

2010 Michelle Obama lance la campagne contre l’obésité et pour le bien manger « Let’s Move » (« Bougeons »)

Aux États-Unis, 40 % des adultes et 18 % des enfants sont obèses. Pour combattre ce fléau et motiver ses concitoyennes, elle se met en scène en train de faire du sport, de boxer et de faire des exercices, elle danse dans l’émission d’Ellen DeGeneres et fait aménager un potager bio dans le jardin de la Maison Blanche.

Elle embarque la chanteuse Beyoncé dans l’aventure qui sortira le tube Move Your Body dont le clip est tourné dans une cantine scolaire avec des jeunes.

Elle s’engage pour l’éducation des filles

Michelle Obama s’est toujours battue pour que chaque petite fille croit en son potentiel. Elle est passée au niveau supérieur en lançant l’organisation Global Girls Alliance, au sein de la fondation Obama.

 « Quand on éduque une fille, on éduque une famille, une communauté, un pays ».

Dans un clip de promotion de l’organisation, Michelle Obama s’est mise en scène sur fond de reprise de Respect de la chanteuse Aretha Franklin disparue le 16 août 2018.

Elle s’est aussi engagée dans la campagne « Better Make Room » qui encourage les lycéen·nes à s’inscrire à l’université et à persévérer dans les études.

Michelle Obama a montré un modèle différent et positif à ceux qui n’ont que des caricatures en tête.

Au delà de l’apparence il lui a fallu beaucoup d’audace pour imposer son style.

 Avocate de profession , elle a tenu un rôle très actif auprès de son mari président et est devenue un modèle pour les femmes et les filles du monde entier.

Descendante d’esclaves, issue d’une famille modeste de Chicago, elle a montré à tout le monde que l’on peut réussir à force de travail. Voici toutes les raisons pour lesquelles Michelle Obama est un modèle.

Si l’on retient qu’elle est la première First lady noire de l’Histoire des États-Unis, elle est aussi seulement la troisième femme de président à être diplômée d’un master. Après avoir étudié le droit à Princeton et à Harvard, elle s’est spécialisée dans le marketing et la propriété intellectuelle.

Elle est une icône de la mode

Si on ne doit pas réduire Michelle Obama à des bouts de tissus, il faut quand même remarquer qu’elle a eu une influence particulière dans le domaine de la mode. Elle a été classée deux années de suite en 2007 et 2008 parmi les dix personnes les mieux habillées du monde par le magazine Vanity Fair.

Michelle Obama est aussi connue pour ses tenues de marques plus populaires.

En 2012, lors de la victoire de son mari pour un second mandat, la photo d’elle portant une robe à 69 euros, réalise le record de retweets de la plateforme Twitter.

La photo a fait le tour du monde. Depuis la réélection de Barack Obama, le président enlaçant sa femme est devenue une image emblématique de ce deuxième mandat. A tel point que la robe portée par Michelle sur le cliché a immédiatement été sold out.

Extrait du magazine Gala: « Non, Michelle Obama ne va pas toujours piocher dans la garde-robe des grands couturiers. Pour preuve, cette photographie d’ores et déjà culte dans laquelle on l’aperçoit de dos, serrant son mari le président des Etats-Unis. Et si les observateurs ont vu dans ce cliché le triomphe de l’amour du duo Obama solide comme le roc depuis deux décennies, les modeuses ont surtout repéré la robe à carreaux rouge sur fond blanc de la First Lady, dénichée non pas chez Jason Wu, non plus chez Narciso Rodriguez, mais bien sur le site de vente en ligne ASOS.

Un site qui a du voir ses visites explosées en 24h, puisque les amateurs du dressing de Michelle ont bien repéré cette robe petit prix, vendue originellement à 69,45€, très précisément. »

Michelle Obama, l’ex First Lady, figure de «l’empowerment», est acclamée comme une star lors de sa conférence à Paris pour la tournée mondiale de promotion de son livre « Devenir ».

Inspiration

 

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